Hymne National de la Finlande

Les paroles de l’hymne national finlandais

Maamme

Oi maamme, Suomi, synnyinmaa!
Soi, sana kultainen!
Ei laaksoa, ei kukkulaa,
ei vettä,
rantaa rakkaampaa
kuin kotimaa tä’ä pohjoinen,
maa kallis isien.

On maamme köyhä, siksi jää,
jos kultaa kaivannet.
Sen vieras kyllä hylkäjää,
mut meille kallein maa on tä’ä,
sen salot, saaret, manteret,
ne meist on kultaiset.

Ovatpa meille rakkahat
koskemme kuohuineen;
ikuisten honkain huminat,
täht’yömme, kesät kirkkahat,
kaikk’ kuvineen ja lauluineen
mi painui sydämeen.

Täss’ auroin, miekoin, miettehin
isämme sotivat,
kun päivä
piili pilvihin,
tai loisti onnen paistehin,
täss’ Suomen kansan vaikeimmat,
he vaivat kokivat.

Tä’än kansan taistelut ken voi
ne kertoella, ken?
Kun sota laaksoissamme soi,
ja halla näläntuskan toi,
ken mittasi sen hurmehen
ja kärsimykset sen?

Täss’ on sen veri virrannut
hyväksi meidänkin,
täss’ iloaan on nauttinut
ja murheitansa huokaillut
se kansa, jolle muinaisin
kuormamme pantihin.

Tääll’ olo meill’ on verraton
ja kaikki suotuisaa,
vaikk’ onni mikä tulkohon,
maa, isänmaa se meillä on;
mi maailmass’ on armaampaa
ja mikä kalliimpaa?

Ja tässä, täss’ on tämä maa,
sen näkee silmämme;
me kättä voimme ojentaa
ja vettä, rantaa osoittaa
ja sanoa: « kas tuoss’ on se,
maa armas isäimme. »

Jos loistoon meitä saatettais’
vaikk’ kultapilvihin,
mis’ itkien ei huoattais’,
vaan tärkein riemun
sielu sais’,
o’is’ tähän köyhään kotihin
halumme kuitenkin.

Totuuden, runon kotimaa
maa tuhatjärvinen
miss’ elämämme suojan saa,
s’a muistojen, s’a toivon maa,
ain’ ollos onnes’, tyytyen,
vapaa ja iloinen.

S’un kukoistukses’
kuorestaan,
kerrankin puhkeaa.
Viel’ lempemme saa nousemaan,
s’un toivos’, riemus’ loistossaan.
Ja kerran laulus’, synnyinmaa,
korkeimman kaiun saa.

Notre Pays

Patrie! ô patrie! notre pays natal !
Retentis bien haut, nom chéri !
Il n’est pas une cime dressée au bord du ciel,
pas une vallée profonde,
pas une rive baignée par la mer
qui soit plus aimée que notre terre du Nord,
le pays de nos pères.

Notre pays est pauvre et sera toujours tel
pour qui demande de l’or.
L’étranger passera devant lui sans s’arrêter,
Mais nous l’aimons ainsi.
Avec ses landes, ses rochers, ses récifs,
c’est pour nous un pays d’or.

Nous aimons le fracas de nos fleuves,
les bonds de nos torrents,
le murmure mélancolique de nos sombres forêts,
nos nuits étoilées, nos clairs étés…
tout, tout ce qui, chant ou image,
toucha une seule fois notre âme.

Ici s’est battue la bataille de nos pères,
avec l’épée, la charrue, la pensée.
Ici, dans les beaux jours
comme aux temps orageux,
sous le sort rigoureux ou propice,
le cœur du peuple finnois a palpité :
c’est ici qu’il a souffert toutes ses douleurs.

Qui compterait les combats
que ce peuple a soutenus
quand de vallée en vallée rugissait la guerre,
qu’à la guerre vinrent se joindre le froid et la faim ?
Qui pourra mesurer tant de sang répandu,
tant de patience dépensée ?

C’est ici que le sang de nos pères
a coulé pour nous;
ici que ce peuple,
qui longtemps avant nous porta notre fardeau,
jouit sa joie
et pleura ses sanglots.

Il fait bon ici; il fait doux;
tout nous est donné.
Quel que soit le lot que nous réserve le sort,
nous avons un pays, une patrie;
qu’y aurait-il pour nous sur la terre
de plus digne d’amour ?

Là, là-bas encore, c’est notre pays;
notre regard l’embrasse.
La main étendue,
montrant la mer et le rivage,
nous disons : « voyez ! toute cette terre,
c’est notre pays natal ! »

Et dussions-nous un jour vivre dans la splendeur,
au sein des nuages dorés,
notre vie fût-elle une dans d’étoiles,
dans ce ciel où l’on ne connaît
ni pleurs ni sanglots,
notre désir s’élancerait encore
vers ce pauvre pays.

Ô pays des milles lacs,
pays de la musique et de la fidélité,
où l’océan de la vie nous offre un port,
grâce à ton indigence
tu ne fus jamais inquiété;
tu es resté libre, heureux, tranquille !

Ton épanouissement encore contenu
dans le bouton
éclatera un jour, délivré de toute contrainte.
Vois! Ta lumière, ton espoir, ta splendeur, ta joie
surgiront de notre tendresse,
et notre hymne filial
retentira alors plus haut que jamais !

L’hymne national finlandais « Notre Pays » a été écrit par Johan Ludvig Runeberg et composé par Fredrik Pacius.

La Finlande n’a pas de devise officielle.

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